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Danone

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Danone
logo de Danone
Logo de Danone

Création 1919 à Barcelone (Espagne) par Isaac Carasso
Dates clés 1966 : création de Boussois-Souchon-Neuvesel ;
1969 : OPA hostile sur Saint-Gobain, le groupe se recentre sur l'agroalimentaire[1] ;
1967 : Gervais fusionne avec Danone ;
1973 : BSN fusionne avec Gervais Danone ;
1994 : l'entreprise devient Groupe Danone, raccourci par la suite en Danone ;
2007 : recentrage autour de la valeur santé
2016 : rachat de WhiteWave, Danone devient leader mondial du bio[2],[3]
Fondateurs Isaac CarassoVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Daniel Carasso
Antoine Riboud
Franck Riboud
Emmanuel Faber
Gilles Schnepp
Antoine de Saint-Affrique
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : BN
Slogan One planet. One health.
Siège social 59-61, rue La Fayette
75009 Paris[4]
Drapeau de la France France
Direction Gilles Schnepp, Président du conseil d’administration
Antoine de Saint-Affrique, Directeur général
Actionnaires Investisseurs institutionnels : 79,4 %
BlackRock : 6,9 %
Autodétention : 6,1 %
Artisan Partners : 5,9%
Actionnariat salarié: 1,7%[5]
Activité Agroalimentaire
Produits Nutrition infantile, café, produits laitiers et non-laitiers, produits à base de plantes, eaux en bouteille, crèmes glacées, compléments alimentaires.
Filiales Activia, Alpro, Aptamil, AQUA, Badoit, Bebelac, Blédina, Bonafont, Cow&Gate, Danette, Danone, Danonino, Dumex, Évian, Hayat, Font Vella (es), Happy Family, International Delight, Karicare, Laboratoire Gallia, La Salvetat, Light & Free, Les 2 Vaches, Oikos, Malyutka, Mellin, Milupa, Mizone, Nutricia, Nutrilon, Salus, SGM, Volvic, Silk, YoPro, Zywiec Zdrój.
Partenaires Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture[6]Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif en diminution 88 670 ()[7]
SIREN 552 032 534[8]
TVA européenne FR27552032534[9]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.danone.com

Capitalisation en augmentation 46,28 milliards d'euros (en 2026)
Dette en diminution 8,4 milliards d'euros (en 2025)[10]
Chiffre d'affaires en diminution 27,376 milliards d'euros (en 2025)[10]
Résultat net en augmentation 2,461 milliards d'euros (en 2025)[10]

Danone est une multinationale alimentaire française dont le siège social est à Paris. L’entreprise est cotée sur Euronext à la Bourse de Paris, où elle est incluse dans l’indice boursier CAC 40[11].

Elle est issue de la fusion, en 1973 entre d'une part, le groupe français Gervais Danone, lui-même constitué par la fusion en 1967 de l'entreprise Danone, fondée par Isaac Carasso en 1919 à Barcelone, en Espagne[12] et de Gervais et d'autre part, le groupe français Boussois-Souchon-Neuvesel (connu sous le sigle BSN), issu de la fusion en 1966 de l'entreprise de glaces Boussois et de la verrerie Souchon-Neuvesel. En 1994, il a été décidé de donner au groupe ainsi formé en 1973, le nom de sa marque de produits frais : Danone[12]. La firme dirigée par Antoine Riboud était alors le numéro un français de l'agro-alimentaire et le troisième groupe européen dans ce secteur[13].

Au fil des années, l'entreprise se décline autour de trois pôles : produits laitiers frais et d'origine végétale[14], eaux en bouteille et nutrition spécialisée (nutrition médicale et nutrition infantile). Présente sur plus de 120 marchés en 2025[15], ses ventes se sont élevées à 27,283 milliards d'Euros[10], faisant d'elle la 10e entreprise agroalimentaire du monde[16]. Le groupe emploie près de 90 000 personnes[17] à travers le monde, et compte plus de 180 sites de production[18].

En 2025, les produits laitiers frais essentiels et les produits à base de plantes représentaient 48 % des ventes totales du groupe ; la nutrition spécialisée (médicale et infantile), 34 % et les eaux, 18 %[10]. Danone est la 4e plus grande entreprise de transformation de produits laitiers au niveau mondial, derrière Nestlé, Dairy Farmers of America et Lactalis, et la deuxième française, en chiffre d'affaires[19].

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Naissance de Danone et création de Gervais-Danone (1919-1969)

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Isaac Carasso.

À la fin de la Première Guerre mondiale en Europe, de nombreux enfants souffrent de troubles intestinaux, liés à de mauvaises conditions d'hygiène[20]. Devant ce constat, Isaac Carasso, négociant, s'intéresse aux recherches d’Élie Metchnikoff, chercheur à l'Institut Pasteur et prix Nobel en 1908. Celles-ci portent sur les bienfaits des yaourts et des ferments lactiques sur la santé. Le scientifique met notamment en évidence leur utilisation dans le traitement des désordres intestinaux[21]. Isaac Carasso connaît déjà les vertus du yaourt. À Thessalonique, d'où il est originaire, ce produit est largement démocratisé. Il se vend d'ailleurs dans les rues, au kilogramme[22]. Il décide alors de l'introduire en Espagne en y incorporant des ferments lactiques, sur les conseils de médecins. C'est l'Institut Pasteur qui lui fournit les souches[23].

En 1919, dans un petit atelier à Barcelone, Isaac Carasso lance la production de yaourts[24]. Ils sont fabriqués avec du lait frais et sont distribués le lendemain. La marque s'appelle alors « Danon », en référence au surnom catalan de son fils « petit Daniel »[25],[26]. Cependant, un nom propre ne peut être un nom commercial, dans le droit espagnol. Le fondateur rajoute alors un « e » pour enregistrer la marque, qui devient « Danone ». En 1923, le Collège des médecins de Barcelone reconnaît officiellement les propriétés du yaourt[21]. Les pots sont vendus en pharmacie sur recommandation des médecins, puis en crémerie[27]. Après des études de commerce à Marseille et un stage en bactériologie à l'Institut Pasteur, Daniel Carasso, alors âgé de 20 ans, lance la marque en France en 1929 en créant la Société parisienne du yoghourt Danone. La première usine ouvre ses portes en 1932 à Levallois-Perret.

Très vite, d'autres produits sont déclinés. En 1937, Dany, le premier yaourt aux fruits est lancé[22]. Les yaourts aromatisés aux fruits sont commercialisés en 1953, les veloutés sont lancés en 1963 et les gélifiés en 1966[28]. En 1942, l'occupation de la France contraint Daniel Carasso à se réfugier aux États-Unis. Il poursuit le développement de la marque, rachète un fabricant de yaourts[29] et lance Dannon Milk Products. Sur les conseils du publicitaire français Raymond Loewy, l'orthographe de la marque s'américanise afin d'éviter une mauvaise prononciation[30]. Dannon Inc. est créé aux États-Unis. De retour en France, Daniel Carasso revend sa société américaine à Beatrice Foods (elle sera rachetée par Danone France en 1981) et cherche à renforcer Danone. L'entreprise fusionne en 1967 avec les Fromageries Gervais. Le groupe Gervais-Danone est né[31].

Du yaourt vers son pot : BSN (1970-1977)

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Usine Danone à Bieruń, en Pologne.

Au début des années 1970, Gervais-Danone rachète de nombreuses marques de pâtes et de conserves alimentaires : Milliat Frères, Panzani, Garbit, Petitjean et Lhuissier[22], et devient ainsi le premier producteur de pâtes en France[32].

Dans le même temps, l'entreprise Boussois-Souchon-Neuvesel (BSN), présente sur le marché de l'emballage[33], se diversifie dans l'agroalimentaire en rachetant Évian, Badoit, Blédina, Kanterbräu, Kronenbourg[30], et devient numéro un de la bière, des eaux minérales et de la nutrition infantile.

En 1973, BSN fusionne avec Gervais Danone[34]. La nouvelle entité est baptisée BSN-Gervais-Danone. Les activités principales du groupe sont alors les produits frais, les boissons, les pâtes et les plats cuisinés[35].

Recentrage sur l'alimentaire, diversification et essor du groupe (1978-1995)

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En 1978, BSN-Gervais Danone acquiert la brasserie belge Alken. En 1979, à la suite du choc pétrolier, l'entreprise cède ses activités de verre plat. Le groupe se recentre alors sur l'alimentation, s'agrandit et étend ses activités en Europe[34]. En 1980, il acquiert la branche alimentaire de la Générale Occidentale[36], spécialisée dans l'épicerie et la confiserie, et propriétaire de nombreuses marques comme Carambar, Liebig, Vandamme, la Pie qui Chante, Maille… BSN-Gervais Danone devient la première entreprise agroalimentaire de France[37]. Son chiffre d'affaires atteint 16,5 milliards de francs[réf. nécessaire].

En 1983, le nom BSN-Gervais Danone est raccourci[38]. L'entreprise s'appelle alors BSN. Malgré ce changement de dénomination, l'activité des produits frais de Gervais Danone reste très importante[30].

En 1987, BSN fait son entrée sur le marché du biscuit en rachetant Général Biscuit, qui possède la marque LU[39] et est présent dans plusieurs pays : Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique. Deux ans plus tard, le groupe fait l'acquisition de plusieurs filiales européennes de l'Américain Nabisco, parmi lesquelles les biscuits Belin[34]. La marque devient numéro un du biscuit européen et numéro deux mondial[40]. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève alors à 48,7 milliards de francs.

En 1993, BSN rachète Vivagel[38] et rapproche son activité alimentaire avec celle du groupe Saint-Louis (marques Marie, William Saurin, la Belle Chaurienne) au sein d'une filiale commune, nommée Panzalim. À la suite du désengagement de Saint-Louis en 1996, BSN récupère tout le portefeuille de marques[41].

Alors que sa présence se développe dans le monde, BSN peine pourtant à se faire connaître. Son nom est déjà utilisé par une banque en Espagne, une entreprise de textiles aux États-Unis et une chaîne de télévision au Japon[32]. À l'heure de la mondialisation, le groupe a besoin d'une marque forte. Sa filiale Danone est connue partout dans le monde et assure à elle seule un quart du chiffre d'affaires[34]. En 1994, BSN change alors de nom pour devenir « Groupe Danone », représenté par « l'enfant à l'étoile ». Le groupe Danone possède alors 300 marques[40].

Recentrage sur trois domaines et début de l'internationalisation (1996-2006)

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Franck Riboud, PDG de Danone de 1996 à 2014 et président du conseil d'administration de 2014 à 2017, puis président d'honneur depuis 2017.

En 1996, Antoine Riboud, président du groupe Danone, prend sa retraite à 77 ans et quitte ses fonctions[42]. Son fils Franck est nommé par le conseil d'administration pour lui succéder. 1996 marque aussi le début d'une période de recentrage pour l'entreprise.

En 1996, après plusieurs acquisitions dans les pays émergents, le groupe Danone acquiert 51 % des parts de Hangzhou Wahaha, numéro un des boissons non alcoolisées[43]. Zong Qinghou, fondateur de la société, devient alors le PDG de Danone-Wahaha, qui détient près de 39 coentreprises[44]. Les produits sont tous commercialisés sous la marque Wahaha. Grâce à ce partenariat, le groupe Danone réalise les trois quarts de son activité en Chine et 10 % de ses ventes mondiales[45].

L'entreprise cède les années suivantes plus de la moitié de ses activités épicerie et l'ensemble de la confiserie : Panzani, Amora Maille et William Saurin sont vendues à Paribas Affaires Industrielles[46], Marie à Uniq, Liebig à Campbell[47], et enfin La Pie qui Chante, Carambar et Vandamme à Cadbury[48].

Ce recentrage confirme la volonté du groupe de s'orienter vers la santé et l'alimentation saine[49]. Parallèlement, l'entreprise accélère sa stratégie d'internationalisation dans les pays émergents et fait son entrée à la Bourse de New York en 1998[50]. La même année, le groupe est fournisseur officiel de la Coupe du monde de football pour les produits laitiers[51]. Trois marques sont alors mises en avant : Danone, Évian, LU[34]. En 1999, le groupe se sépare des filières emballage et bière, notamment avec la vente des Brasseries Kronenbourg et d'Alken-Maes au groupe Scottish & Newcastle en 2000[52].

Dans les années 2000, Danone se tourne vers les pays émergents. L'entreprise se développe en Amérique latine (Uruguay, Chili), Asie (Chine, Malaisie, Singapour, Corée du Sud et Vietnam), Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Egypte) et au Moyen-Orient (Israël, Arabie saoudite).

En 2000, Danone choisit d’implanter un centre de recherche et développement à Palaiseau, dans le pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay[53].

Le , Antoine Riboud meurt à l'âge de 83 ans[54],[55].

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Le centre de R&D de Danone à Palaiseau (Paris-Saclay).

En , Danone se renforce également en Amérique du Nord avec l'acquisition de Stonyfield Farm, leader mondial du yaourt biologique[56]. En , une OPA est lancée sur la société serbe Knjaz Miloš Aranđelovac, qui enregistre 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003. Knjaz Miloš Aranđelovac est numéro un en Serbie des eaux en bouteille avec les marques Knjaz Milos et Aqua Viva.

En , une rumeur court sur un éventuel rachat par OPA hostile du groupe Danone par PepsiCo. L'information, révélée par le magazine Challenges, affirme que Pepsico a pris 3 % du capital de Danone[57]. Hommes politiques de droite et de gauche, syndicats s'élèvent pour défendre le groupe Danone, évoquant « un fleuron industriel »[58]. Pepsi nie avoir une telle intention, mais l'affaire fait grand bruit et le gouvernement français annonce qu'il fera son possible pour protéger Danone[59]. L'Autorité des marchés financiers (AMF) annonce que PepsiCo lui a certifié le qu'il ne préparait pas d'offre sur le groupe[60].

En 2005, Danone constate que parallèlement aux 39 structures de la coentreprise, une soixantaine d'usines et de sociétés de distribution produisent et vendent des boissons illégalement sous la marque Wahaha. Le groupe français accuse son partenaire chinois de n'avoir pas respecté les clauses de non-concurrence. Il tente alors de prendre le contrôle de ces filiales, mais se heurte à Zong Qinghou qui dénonce l'intrusion des sociétés étrangères en Chine[61]. Wahaha affirme que le Français était au courant et lui reproche de prendre une part trop importante dans les coentreprises[62]. Danone entame alors des négociations, puis porte l'affaire devant les tribunaux en 2007. Nicolas Sarkozy évoque même ce dossier auprès du président chinois Hu Jintao lors d’une visite officielle[63]. En 2009, un accord amiable est trouvé entre les deux parties. Le groupe Danone quitte la co-entreprise et cède ses parts à son ancien partenaire[64]. À la suite de cette séparation, Danone quitte le marché des boissons non alcoolisées en Chine.

En 2006, Franck Riboud regroupe les activités de Danone sur les trois métiers les plus porteurs :

Ces trois secteurs représentent à eux seuls 85 % des ventes[34].

En 2006, Danone rachète l'eau embouteillée algérienne Tessala[65].

Poursuite de l'internationalisation autour des produits laitiers, de l'eau et de la nutrition infantile (2007-2019)

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En 2007, Danone se recentre à nouveau et se sépare de son activité biscuits[66], qui comprenait notamment les Tuc, Belin et LU, et la vend à Kraft (devenu Mondelēz International). Le marque la fin de la coopération entre Eden et Danone autour de l'entreprise Château d'eau[Note 1].

Après avoir cédé l'ensemble des actifs de LU, le groupe lance une OPA sur le Néerlandais Numico le [50]. Danone acquiert ainsi l'un des leaders mondiaux de l'alimentation infantile et de la nutrition médicale. L'opération se boucle pour 12,3 milliards d'euros. Le , le conseil d'administration de Danone approuve la vente de sa branche Biscuits et produits céréaliers à Kraft Foods pour 6,3 milliards d'euros. Depuis, l'entreprise s'organise autour de quatre activités : les produits laitiers frais, les eaux, la nutrition infantile et la nutrition médicale.

Le , Daniel Carasso, alors président d'honneur de la société, meurt[30].

Le , Danone s'associe avec Unimilk (ru), l'un des principaux producteurs de lait en Russie. Ensemble, ils fusionnent leurs activités de produits laitiers frais en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et au Bélarus[67]. Cette coentreprise donne alors naissance au numéro un des produits laitiers dans cette zone[68]. La Russie devient le cinquième marché le plus important pour l'entreprise française[69].

En 2010, le groupe rachète Immédia, numéro trois des smoothies en France, ainsi que l'Américain Medical Nutrition[68]. Avec ses 16 millions de dollars de chiffre d'affaires, Medical Nutrition intègre le pôle nutrition de Danone qui réalise la même année 70 millions de dollars en Amérique du Nord[70]. L'objectif est d'accroître le positionnement de Danone sur les produits santé et en particulier sur la nutrition médicale, marché en pleine croissance[71]. En , Danone est candidat pour racheter l’activité alimentation infantile de Pfizer, mais cette activité sera finalement vendue à Nestlé[72]. Tout comme la nutrition médicale, l'activité de nutrition infantile est en forte augmentation dans les pays émergents[73].

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En 2011, la part des ventes réalisées dans les pays émergents franchit un cap, à 51 %[74].

En , le groupe annonce sa montée au capital à hauteur de 67 % de Centrale laitière, le leader marocain des produits laitiers, avec qui Danone travaille depuis 1953. En 2012, les quatre axes du groupe sont les produits laitiers frais (numéro 1 mondial), les eaux minérales (numéro 2 mondial), l'alimentation infantile (numéro 2 mondial) et la nutrition médicale (numéro 1 mondial)[39].

En , Danone s'associe au fonds d'investissement Abraaj pour s'emparer de 49 % de la société Fan Milk, une société qui fabrique et distribue des produits laitiers glacés et des jus au Ghana, au Nigeria, au Togo, au Burkina Faso, au Bénin et en Côte d'Ivoire[75]. Le , Danone annonce l'acquisition de 40 % du capital du groupe kényan Brookside (leader des produits laitiers en Afrique de l'Est)[76].

Le , Danone a annoncé une prise de participation de 4,0 % dans la société Mengniu, no 1 des produits laitiers en Chine, au travers d'un accord avec COFCO (leader public de l'agroalimentaire chinois et principal actionnaire de Mengniu). En , Danone a annoncé avoir porté sa participation de 4,0 % à 9,9 % dans Mengniu, pour 486 millions d'euros[77]. Danone devient le deuxième actionnaire de cette société. En parallèle en , une coentreprise a été créée entre Danone et Mengniu pour développer la catégorie produits laitiers frais.

En , une fausse alerte[78] à la toxicité d'ingrédients présents dans les laits infantiles vendus en Asie crée un climat de panique.

En , Danone mandate la banque d'affaires JP Morgan en vue de céder son pôle nutrition médicale d'une valeur approximative de 3 milliards d'euros[79],[80], avant de réaffirmer ses quatre métiers (Produits Laitiers Frais, Eaux, Nutrition Infantile et Nutrition Médicale) en [81].

Le , Franck Riboud laisse la direction générale de l'entreprise à Emmanuel Faber[82].

Le , Danone, Mengniu et Yashili ont annoncé avoir signé un accord aux termes duquel Danone participait à une augmentation de capital réservée de l'entreprise chinoise Yashili pour un montant de 437 millions d'euros. Danone détient alors 25,0 % du capital de Yashili[83].

En , Danone annonce avoir conclu un accord définitif avec le groupe chinois Yashili et sa maison mère Mengniu pour la vente de la marque de nutrition infantile Dumex, pour le prix de 150 millions d'euros. Les ventes de Dumex en Chine étaient très inférieures à ses niveaux de début 2013, et avait inscrit dans ses comptes une dépréciation de la valeur de la marque de 398 millions d'euros.

En , Danone a annoncé avoir réalisé l'acquisition d'une participation de 40 % dans Michel et Augustin[84] et revient à nouveau dans le secteur des biscuits. En , Danone annonce l'acquisition pour 12,5 milliards de dollars, reprise de dettes comprise, de WhiteWave Foods[85]. Cette entreprise américaine spécialisée dans les produits laitiers biologiques et dans les produits d'origine végétale possède les marques Horizon Organic, Silk et Earthbound Farm[2],[3]. En , Danone pour obtenir l'accord des autorités de la concurrence dans le cadre de l'acquisition de WhiteWave, annonce la vente de Stonyfield[86]. En , Danone vend Stonyfield à Lactalis, pour 875 millions de dollars (soit 768 millions d'euros), pour se conformer aux demandes des autorités américaines de la concurrence[87],[88]. En , Danone vend une participation de 14 % dans Yakult pour 1,5 milliard d'euros, ne gardant plus qu'une participation de 7%[89].

En , Danone annonce la vente de Earthbound Farms, marque américaine spécialisée dans les salades bios, à Taylor Farms[90].

En , Danone annonce la vente de sa participation résiduelle de 6,6 % dans Yakult Honsha pour environ 500 millions d'euros, gardant cependant ses coentreprises et partenariat avec l'entreprise[91].

Réorganisation interne et crise de gouvernance (2020-2021)

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En , la direction annonce, dans le cadre de son plan Local First, la suppression de 1500 à 2000 suppressions postes dont près 500 en France, afin d'augmenter sa rentabilité et faire un milliard d’euros d’économie d’ici 2023. Cela provoque de vives critiques car le groupe annonce également être alors largement bénéficiaire et vient de donner 1,4 milliard d'euros à ses actionnaires[92],[93].

Fin , l'arrivée du fonds d'investissement Bluebell Capital en tant qu'actionnaire de Danone remet en cause la présence d'Emmanuel Faber à la tête de Danone[94]. Dans une lettre envoyée à l'ensemble des actionnaires en , Bluebell Capital déplore la performance boursière « décevante » et estime que sous la présidence d'Emmanuel Faber, « le bon équilibre entre la création de valeur pour l’actionnaire et les questions de durabilité » n'ont pas été respectés[95].

En , Danone annonce l'acquisition d'Earth Island, entreprise américaine spécialisée dans les produits d'origine végétale[96].

Le , la décision de scinder à nouveau les postes de président et directeur général est prise par l'Assemblée générale du groupe à la suite de la pression des fonds Bluebell Capital et Artisan Partners. Une solution que ce dernier dénonce le [97]. En [98], Emmanuel Faber est démis de ses fonctions, les actionnaires estimant que l'entreprise devient moins profitable en raison de la politique de responsabilité sociale et environnementale[99].

Début , le plan de réorganisation de Danone est lancé[100] : il prévoit la suppression de 1 850 postes dans le monde, dont 458 en France[101]. Quelques semaines plus tard, l'assemblée générale approuve le versement d'un dividende de 1,94  par action au titre des résultats 2020, soit au total 1,3 milliard d'euros reversés aux actionnaires[102].

Début , Danone annonce la suppression de 60 à 70 postes au sein d'Evian parmi les cadres et personnel administratif[103]. Les départs s'effectueront au cours de l'été 2021 dans le cadre de l'ouverture d'un PSE[104]. Fin , l'étendue du plan social est révélée avec 1 200 postes sont supprimés, notamment des dirigeants, des cadres, des commerciaux et des assistants. En parallèle, 770 postes doivent être créés[105].

Stratégie Renew et recentrage du portefeuille de marques sur la santé (depuis 2021)

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En , Antoine de Saint-Affrique est officiellement nommé Directeur général de Danone[106]. Cette nomination suit de quelques mois celle de Gilles Schnepp en qualité de Président du conseil d'administration[107]. Cette évolution de la gouvernance intervient dans un contexte de performance jugée insuffisante par une partie des actionnaires et des marchés financiers[108].

En , de Saint-Affrique présente son plan Renew Danone, qu'il souhaite permettre à l'entreprise de renouer avec une croissance rentable et durable[109],[110]. Ce plan repose notamment sur une gestion plus active du portefeuille d’activités, un renforcement de la discipline financière et un recentrage sur des catégories identifiées comme prioritaires, en particulier la nutrition spécialisée, la santé et certaines protéines à valeur ajoutée[111]. Cette orientation stratégique se traduit par plusieurs décisions de réallocation d’actifs au cours de l'année. En mai notamment, Danone annonce la fin de son partenariat avec le groupe chinois Mengniu, tout en reprenant le contrôle de la marque de nutrition infantile Dumex Baby Food[112].

Sur la même période, le groupe augmente temporairement ses livraisons de lait infantile vers les États‑Unis afin de répondre à une pénurie nationale[113],[114], à la demande des autorités américaines.

En , Danone inaugure un nouveau centre international de recherche et d’innovation sur le plateau de Paris-Saclay pour un montant de 100 millions d'euros. La construction du site s’inscrit dans un projet immobilier et industriel visant à regrouper des activités de recherche et développement auparavant réparties sur plusieurs sites[115].

En parallèle de sa restructuration, le groupe est confronté à des évolutions géopolitiques majeures. En , Danone annonce son intention de se désengager de la Russie, où il emploie plus de 7 000 personnes, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 et aux sanctions associées[116]. En , l'État russe prend le contrôle des actifs de Danone dans le pays[117], conduisant le groupe à déconsolider ces activités, qui représentent environ 5% de son chiffre d'affaires mondial[118]. En , ces activités sont finalement cédées à un proche de Ramzan Kadyrov pour l'équivalent de 177 millions d'euros[119]. Les dépréciations d’actifs liées à cette cession s’élèvent à plus d’un milliard d’euros[120].

Toujours prioritaire pour le groupe, la rotation de portefeuille s'accélère début 2024 avec l'annonce de la cession de ses activités de produits laitiers biologiques aux États‑Unis, composées des marques Horizon Organic et Wallaby, à la société d’investissement américaine Platinum Equity[121]. Ces activités représentaient environ 3 % du chiffre d’affaires du groupe[122]. La vente de ces marques est présentée par la presse économique comme une application concrète du plan stratégique Renew[123], visant à concentrer les investissements sur des segments jugés plus porteurs en termes de croissance et de rentabilité, tout en se concentrant davantage sur la santé et la nutrition médical. En , Danone annonce un investissement de de 43 millions d’euros dans la réadaptation de son usine du Gers, à Villecomtal-sur-Arros, désormais destinée à la production de protéines végétales[124].

En juin, le groupe déclare vouloir se concentrer davantage sur la santé et la nutrition médicale afin d'augmenter ses ventes[125]. Cette orientation se traduit par plusieurs acquisitions ciblées. En , Danone annonce la prise d’une participation majoritaire dans l’entreprise américaine Kate Farms, spécialisée dans la nutrition médicale, pour un montant non dévoilé[126],[127]. Le , le groupe acquiert également l’entreprise belge The Akkermansia Company, spécialisée dans la recherche sur les biotiques et le microbiote intestinal[128]..

En , Danone annonce la signature d’un accord en vue d’acquérir l’entreprise britannique Huel, spécialisée dans les solutions de repas prêts‑à‑consommer et les produits nutritionnellement équilibrés, principalement commercialisés via la vente directe en ligne. Cette opération s’inscrit dans la poursuite du recentrage du groupe vers la nutrition fonctionnelle et les segments de consommation associés à la santé[129].

Données économiques

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Évolution du chiffre d'affaires

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Chiffres clefs (en milliards €)
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Chiffre d'affaires 13,70 13,02 12,06 12,78 15,22 14,98 17,01[130] 19,32 20,87[131] 21,298[132] 21,14[133] 22,41[134] 21,94[135] 24,67[136] 24,65[137] 25,29[138] 23,62 24,03 27,67 27,7[17] 27,4 27,3
Résultat net courant part du groupe 0,32 1,46 1,35 4,18 1,31 1,36 1,66 1,75 1,82 1,64 1,56 1,28[134] 1,72[135] 2,19[136] 2,30[137] 2,52[138] 2,03 2,94 2,2 2,29[17] 2,35 2,46
Image
Logo des produits laitiers Danone.

Principales références en 2025[139]

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Catégories Marques
Eaux Aqua, Badoit, Bonafont, Évian, Hayat, Font Vella (es), La Salvetat, Mizone, Salus, Volvic, Zywiec Zdrój
Nutrition spécialisée Aptamil, Bebelac, Blédina, Cow&Gate, Dumex, Happy Family, Karicare, Laboratoire Gallia, Malyutka, Mellin, Milupa, Nutrilon, SGM.
Produits laitiers et d'origine végétale Activia, Alpro, Danette, Danone, Danonino, International Delight, Les 2 Vaches, Light & Free, Oikos, Silk, YoPro,

Actionnariat

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Actionnaires principaux

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Au :

Actionnaire nb actions part
BlackRock 46 930 866 6,9 %
Artisan Partner 40 238 224 5,9 %
The Capital Group Companies 33 803 688 4,9 %
Actionnariat salarié : FCPE "Fonds Danone" 11 535 822 1,7 %
Auto-détention 41 221 625 6,1 %
Autres 507 664 258 74,5 %

Gouvernance d'entreprise

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Direction de l'entreprise

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De 1966 à 2014, Danone a été dirigé par un président-directeur général :

Le , la gouvernance de Danone a évolué, avec la dissociation des fonctions de président et de directeur général et mise en place d'une présidence renforcée[151] :

En 2017, Emmanuel Faber est nommé président-directeur général. Il succède à Franck Riboud, qui devient président d’honneur[153].

En , le conseil d'administration de Danone prend la décision de dissocier à nouveau les fonctions de président et de directeur général sur proposition d'Emmanuel Faber qui doit conserver la présidence du groupe, mais céder sa fonction de directeur général[154]. Le cependant, le conseil d'administration décide de l'éviction d'Emmanuel Faber, à effet immédiat, et son remplacement par intérim par Gilles Schnepp, ancien président-directeur général de Legrand.

En , une information du Figaro annonce la nomination d'Antoine Bernard de Saint-Affrique pour succéder à Emmanuel Faber comme directeur général du groupe à compter de [155].

Conseil d'administration

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Au , les 11 membres du Conseil d’administration sont les suivants[156] :

  • Gilles Schnepp - Président du conseil d'administration
  • Valérie Chapoulaud-Floquet - Administratrice référente, administratrice indépendante
  • Frédéric Boutebba - Chargé de missions politiques et sociales, administrateur non indépendant
  • Antoine de Saint-Affrique - Directeur général, administrateur non indépendant
  • Gilbert Ghostine - Président du conseil d'administration de Sandoz, administrateur indépendant
  • Lise Kingo - Administratrice de sociétés, présidente du comité CSR, administratrice indépendante
  • Patrice Louvet - Président et Directeur général de Polo Ralph Lauren, Membre du comité nomination, rémunération et gouvernance, administrateur indépendant
  • Sanjiv Mehta - Administrateur de sociétés, membre du comité d'audit, administrateur indépendant
  • Géraldine Picaud - Directrice générale de SGS, présidente du comité d'audit, administratrice indépendante
  • Susan Roberts - Doyenne associée pour la recherche fondamentale, Professeure de médecine et d'épidémiologie, Membre du comité CSR, administratrice indépendante
  • Bettina Theissig - Administratrice représentant les salariés et membre du Comité CSR, administratrice non indépendante

Marque préférée des Français

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En 1999, selon l'institut de sondage TMO, l'entreprise est la marque « préférée des Français »[157]. Et c'est la valeur santé qui est alors plébiscitée. Deux ans plus tard, Danone arrive encore en tête des résultats[158]. En 2011, Danone figure dans le top 3 des marques préférées des Français pour l'alimentation. Le numéro un étant Évian, une des filiales du groupe[159]. En 2024, Danone figure en cinquième position de ce classement[160].

En 1994, Antoine Riboud crée l'Evian Masters, un tournoi de golf féminin. En 2013, l'événement sportif deviendra le premier tournoi majeur organisé en dehors des pays anglo-saxons. À cette occasion, la compétition changera de nom pour s'appeler « The Evian Championship »[161].

Entre 2000 et 2020, l'entreprise organise la Danone Nations Cup, une compétition internationale de football pour les enfants de 10 à 12 ans, parrainée par Zinédine Zidane.

Relations sociales

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En 2010, le programme Dan'Cares est lancé. Il a pour but d'apporter la même couverture santé (chirurgie, hospitalisation, maternité, consultation médicale, pharmacie) à ses 100 000 salariés à travers le monde[162].

Danone figure à la troisième place dans le classement fait par l'Observatoire des multinationales de Human Rights Watch sur les entreprises françaises les plus inégalitaires (rapport entre le salaire du dirigeant et le salaire des salariés), sur la base des chiffres de 2012, la rémunération de son PDG représentant 195 fois la dépense moyenne par salarié[163].

Controverses

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L'affaire LU

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Le , le journal Le Monde révèle la fermeture prochaine de deux usines LU. Le , Danone annonce la réorganisation de son pôle Biscuits en Europe. Il comprend la fermeture de deux usines LU sur sept, à Calais et à Évry sur la commune de Ris-Orangis, ainsi qu'un plan de licenciement dans sa filière biscuits pourtant bénéficiaire[164]. Le plan de restructuration prévoit la suppression de 1 780 emplois, dont 570 en France[165]. L'objectif est de faire face à sa surcapacité industrielle à l'échelle européenne, en rationalisant les gammes et les lignes de production. Le taux d'utilisation des usines du groupe sont de 43 % contre 70 % chez ses concurrents. Danone s'engage alors sur des mesures d'accompagnement applicables à l'ensemble des sites concernés et sur des actions de réindustrialisation des territoires touchés jusqu'en 2004.

En France, l'annonce de ce plan déclenche une vague de protestation auprès des salariés, des syndicats, de l'opinion publique, mais aussi de la classe politique[166].

Début avril, des employés de l'usine LU de Calais lancent un appel au boycott. Petit à petit, le mouvement s'amplifie. Plusieurs mairies décident de suspendre l'achat des produits Danone dans les cantines scolaires, les crèches, les restaurants administratifs, les villages-vacances[167]… Des comités d'entreprise emboîtent le pas. À l'Assemblée nationale, Attac obtient une centaine de signatures de députés. Des usines sont également occupées et des tracts distribués par les salariés[168].

Cependant, même si les Français approuvent le boycott, celui-ci divise[169]. Les politiques et l'opinion publique soutiennent le mouvement, alors que des syndicats y sont opposés[170].

Ce plan entraîne aussi la mise en ligne d'un site Internet intitulé « jeboycottedanone » détournant le logo[171]. Danone poursuit en justice Olivier Malnuit, rédacteur en chef adjoint de Technikart, auteur du logo détourné, et le Réseau Voltaire qui seront chacun condamnés en première instance à payer 100 000 francs (15 000 euros) d'amende, 60 000 francs (9 000 euros) de dommages et intérêts, 30 000 francs (4 500 euros) de frais de publication judiciaire et 10 000 francs (1 500 euros) de frais d'avocats pour contrefaçon. Toutes ces condamnations seront annulées en appel, la Cour confirmant la supériorité de la liberté d'expression sur le droit des marques. Ce plan social intervient aussi à un moment de crispation de la cohabitation, à un an de l'élection présidentielle, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, les deux s'exprimant sur le sujet.

Le , le contrat des salariés de l'usine de Calais et d'Évry-Ris-Orangis, prend fin et les usines ferment leurs portes définitivement. L'infirmière d'une de ces usines raconte les trois ans de bataille entre la direction et les employés dans un livre paru chez Flammarion : Dehors les p'tits lus (ISBN 2-08-068816-2).

Publicité mensongère

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Danone a été confronté à plusieurs controverses liées à ses pratiques publicitaires. Les allégations santé associées aux produits Actimel et Activia ont été contestées, notamment aux États‑Unis, où une action collective engagée en 2008 a conduit le groupe à verser 35 millions de dollars[172]. En 2010, Danone a également dû retirer certaines affirmations jugées abusives, les produits étant présentés comme favorables à la santé sans preuves suffisantes[173].

Par ailleurs, le marketing destiné aux enfants a suscité des critiques, en particulier concernant le produit Danonino. L’ONG de consommateurs foodwatch a dénoncé une présentation laissant entendre la présence de fruits, alors que le produit n’en contenait pas[174]. À la suite d’une pétition lancée en 2017, la marque a modifié l’emballage ainsi que la recette, en y ajoutant 6 % de fruit[175].

Polémiques liées à la promotion du lait infantile en Indonésie

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En 2010, un rapport de l’International Baby Food Action Network (IBFAN)[176] met en cause les pratiques de plusieurs entreprises agroalimentaires, dont Danone, Nestlé et Friesland, concernant la promotion des substituts du lait maternel en Indonésie. Le rapport évoque notamment des actions de promotion menées auprès de professionnels de santé par des filiales locales[Note 2], parmi lesquelles Sari Husada pour Danone[177]. Ces pratiques sont également critiquées la même année par l’organisation Save the Children, qui alerte sur leurs conséquences sanitaires potentielles[178].

En 2015, une enquête de l’émission Cash investigation de France 2[179] affirme que Danone aurait conclu des accords de formation avec certains établissements de santé en Indonésie. Selon l’émission, ces dispositifs prévoyaient la fourniture de formations ou de matériel professionnel, en contrepartie de la promotion du lait infantile SGM auprès des familles dès la naissance des enfants[180],[181]. Ces pratiques sont critiquées par plusieurs organisations au regard des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé[Note 3], qui privilégie l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois et encadre la commercialisation des substituts du lait maternel à travers un code international adopté en 1981, mais également contraire à la loi indonésienne depuis 2005[182].

À la suite de la diffusion de l’enquête, Danone déclare respecter le code de l’OMS et appliquer un code de conduite interne à ses filiales[183]. Le groupe conteste les accusations formulées à son encontre et qualifie le reportage de Cash Investigation de « choquant »[184], sans accorder d’interview aux journalistes concernés, dont Élise Lucet.

À cette période, l’Indonésie figure parmi les principaux marchés asiatiques du groupe Danone[177], et le lait infantile SGM y compte parmi les produits les plus distribués[181].

Captation d’eau et sécheresses en France

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En France, la marque Volvic, filiale de Danone, prélève de l’eau dans le bassin de Volvic (Puy-de-Dôme) dans le cadre d’autorisations délivrées par l’État. Depuis 2017, ces prélèvements font l’objet de critiques et de contentieux, notamment de la part d’associations et d’acteurs locaux, dans un contexte de sécheresses plus fréquentes[185]. À la suite de tensions sur la ressource observées lors de l’été 2020, les autorités ont engagé une réduction progressive des volumes autorisés[186],[187] : après une baisse de 10 % en 2022, de nouvelles diminutions ont été décidées en 2025[188]. En juillet 2025, le tribunal administratif de Clermont‑Ferrand a rejeté plusieurs recours visant à engager la responsabilité de l’État, jugeant que le lien entre les prélèvements autorisés et le tarissement allégué de certaines sources n’était pas établi au regard des éléments disponibles, tout en relevant la mise en place de mesures de contrôle et de réduction des prélèvements[189].

Pollution plastique

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Image
Plage de Bali polluée au plastique en .

Danone figure régulièrement parmi les principaux producteurs mondiaux d’emballages plastiques à usage unique cités dans les études et audits consacrés à la Pollution plastique. Une étude internationale publiée en 2024 et relayée par plusieurs médias internationaux classe notamment Danone parmi les entreprises dont les emballages sont le plus fréquemment retrouvés dans les déchets plastiques collectés dans l’environnement. En 2022, selon le classement établi en 2022 par le Programme des Nations unies pour l'environnement et la Fondation Ellen MacArthur, Danone était le huitième plus gros utilisateur de matière plastique au monde[190].

En Indonésie, deuxième pays le plus contributeur à la pollution plastique des océans, des emballages de la marque Aqua, détenue par Danone, sont régulièrement recensés parmi les déchets collectés dans les cours d’eau, les mangroves et sur certaines plages, notamment à Bali. Les ONG environnementales pointent en particulier certains formats individuels à usage unique commercialisés par la marque[191].

Le groupe indique avoir engagé une stratégie de réduction de l’usage du plastique vierge et de développement du recyclage. Selon les données publiées par Danone en 2025, 85 % de ses emballages sont considérés comme recyclables, réutilisables ou compostables[192], et l’entreprise affirme avoir réduit de 8 % son utilisation de plastique vierge entre 2020 et 2025. Danone indique également viser un objectif de 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables d’ici 2030[192].

En 2023, plusieurs ONG environnementales (Surfrider Foundation Europe, ClientEarth et Zero Waste France) ont engagé une procédure judiciaire contre Danone concernant la prise en compte des risques liés au plastique dans son plan de vigilance[190]. En février 2025, les parties ont annoncé un accord mettant fin à la procédure. Danone s’est notamment engagé à renforcer l’évaluation des risques liés au plastique, publier son empreinte plastique et développer davantage de solutions de réemploi. Cette annonce est saluée par les ONG comme « une avancée significative »[193][194].

Sortie du Nutri-score

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En 2024, Danone cesse d'afficher le logo nutritionnel Nutri-score sur une partie de ses produits à boire, concernant notamment les marques Actimel, Danonino, Activia, Danone et Hi‑Pro[195]. Cette décision fait suite à la mise à jour du mode de calcul du Nutri‑Score, décidée en 2023 par son comité scientifique, qui a entraîné une dégradation de la note de plusieurs boissons lactées, désormais classées dans la catégorie des boissons sucrées[196]. Danone a indiqué contester la méthodologie retenue, estimant qu’elle ne reflète pas la qualité nutritionnelle de ces produits. Cette décision a suscité des critiques de la part d’associations et de défenseurs du Nutri‑score, qui y voient un signal négatif pour l’information des consommateurs[197].

Notes et références

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  1. Le closing [Quoi ?] a eu lieu le 7 juillet 2007 au lieu de janvier 2008. [réf. nécessaire] Eden récupère 52 % des parts de Danone qui se désengage totalement de l'entreprise Château d'eau alors qu'il devait reprendre par accord de principe les 48 % des parts d'Eden en janvier 2008. Château d'eau leader de l'eau en bombonnes de 18,6 litres pour les fontaines réfrigérées devient à 100 % Eden groupe dont le siège est à Lausanne en Suisse.
  2. « Companies are also aggressively seducing health workers because they know that doctors and nurses influence mothers’ choices. Presents such as ice boxes, televisions and emergency lights have been donated to healthcare facilities while companies are also reported to give cash or ‘cheap’ and low-cost supplies of breastmilk substitutes to hospitals. (…) Products such as SGM 1 and Vitalac 1 (Sari Husada), Lactogen 1 (Nestlé), Bebelac 1 (Nutricia) and Frisian Flag 1 (Friesland) are regularly distributed, in violation of the Code and to the detriment of mother and infant health. » - « A survey of the state of the International Code of Marketing of Breastmilk Substitutes and subsequent WHA Resolutions »[lire en ligne]. Voir également BFAN-ICDC report on baby food marketing practices : Danone/Sari Husada[lire en ligne].
  3. « Préférez l’allaitement : “L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de nourrir les enfants exclusivement au sein pendant les six premiers mois de leur vie afin de leur donner les meilleures chances en matière de croissance, de développement et de santé » - Brochure de l’OMS : « Préparation de poudre pour nourrissons dans les établissements de soins » [lire en ligne].

Références

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Bibliographie

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  • Imène Besbes, Périmètre d'activité et gouvernance d'entreprise : le cas du groupe Danone, Paris, Éditions universitaires européennes, 2012 (ISBN 978-6131564567)
  • Anne-Catherine Moquet, Le Contrôle sociétal : les cas Lafarge et Danone : de nouveaux modèles de management portés par le projet de développement durable, Paris, Vuibert, , 474 p. (ISBN 978-2-311-00160-0)
  • Félix Torres et Pierre Labasse, Mémoire de Danone : Barcelone, Paris, New York, Paris, le Cherche Midi, coll. « Documents et Guides », (ISBN 978-2-7491-0047-0)
  • Serge Saint-Michel, Roland Garel et Nadine Voillat, Le Groupe Danone : la femme au tulle vert, Strasbourg, Éd. du Signe, (ISBN 978-2-7468-1243-7)
  • Dominique Centlivre-Petit, Pour une ingénierie de l'apprentissage local : le cas du groupe Danone, Paris, S. Arslan, , 288 p. (ISBN 978-2-84276-033-5)

Liens externes

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